Natation Canada a choisi d’adopter une approche proactive pour offrir aux entraîneures des occasions de réussir aux plus hauts niveaux de la natation. Les auteures Siobhan Rourke, Carol Cárdenas-Castro et Diane Culver se sont intéressées à l’impact de deux initiatives menées par l’organisme, à savoir l’expérience de Budapest et le programme des entraineurs d’élite (lancé en 2013 et toujours en cours), dans la transformation d’un milieu longtemps dominé par les hommes.
L’expérience de Budapest « visait à enrichir l’expérience des entraîneures en les exposant à la natation internationale de haut niveau… conformément au plan de haute performance d’À nous le podium ».
Conçu pour « mettre en avant les entraîneurs canadiens qui accompagneront la prochaine génération de nageurs canadiens », le programme des entraineurs d’élite propose un soutien personnalisé et des programmes collaboratifs visant à former des entraîneurs sûrs d’eux et compétents, prêts à mener des équipes au niveau international.
Les auteures attribuent la note maximale à ces programmes, soulignant qu’ils intègrent des mécanismes de soutien fondamentaux tels que le renforcement de la confiance, le mentorat et l’accès à des milieux de haute performance, qui ont tous une importance cruciale dans la réussite des initiatives en faveur de l’égalité des genres. Il est réjouissant de savoir que ces deux programmes se poursuivront, avec la sélection de quatre entraîneures pour les Championnats panpacifiques de natation de 2026, dans le cadre d’un programme inspiré de l’expérience de Budapest.
Comme toujours, le Journal encourage les autres organismes sportifs nationaux à adopter des initiatives de ce type, en reconnaissant à la fois le rôle essentiel que peuvent jouer les entraîneures accomplies dans l’atteinte des objectifs de haute performance du Canada sur la scène internationale, et leur propre responsabilité dans la création du meilleur environnement possible pour assurer le succès de leurs entraîneures. – Sheila Robertson, rédactrice en chef
Les avis exprimés dans les articles du Journal canadien des entraîneures sont propres aux
auteurs et ne reflètent pas nécessairement les politiques de l’Association canadienne des
entraîneurs.