L'Association canadienne des entraîneurs

Mike Mondin, EPA - Hockey sur luge

La base

La veille du jour de l’An, Mike Mondin, e.p.a, entraîneur en chef de l’équipe paralympique de hockey sur luge médaillée de bronze en 2014 et entraîneur de hockey titulaire de la certification de Niveau 3 du PNCE, a délaissé le match Canada-É.-U. du Championnat mondial junior de 2015 pendant quelques instants pour partager ses leçons de sagesse avec les entraîneurs et les entraîneures canadiens.

Il faut toujours mettre l’accent sur les habiletés. «Je crois que les habiletés devraient être au centre des préoccupations lorsque les athlètes évoluent et progressent dans les différents niveaux du système, mentionne M. Mondin, qui a une formation de professeur. Les habiletés et les éléments de base qui sont requis pour pratiquer un sport sont ce qu’il y a de plus important. Même au niveau national, où les athlètes ont beaucoup d’aptitudes et de talent, il demeure essentiel de perfectionner ces habiletés de base.» Il suggère de retarder l’introduction des stratégies d’équipe et de la préparation tactique et d’insister sur le développement des habiletés techniques, particulièrement avec les jeunes athlètes.

M. Mondin aime réfléchir aux habiletés qui sont sollicitées lors du jeu quand il planifie ses séances d’entraînement. Il formule également cette suggestion : «En collaborant avec les autres entraîneurs et entraîneures et avec les membres de votre personnel et en discutant avec les joueurs et les joueuses pour obtenir des rétroactions, vous découvrirez des idées que vous pourrez mettre en pratique lors des séances d’entraînement.»

Les athlètes doivent savoir que l’entraîneur ou l’entraîneure a leurs intérêts à cœur. Pour M. Mondin, l’étendue des connaissances de l’entraîneur ou de l’entraîneure est moins importante que sa capacité à établir une relation positive avec l’athlète. Il a ceci à dire : «Peu importe que vous entraîniez des novices de 6 ans ou des adultes qui font du hockey sur luge, les athlètes doivent savoir que vous vous souciez vraiment d’eux. C’est le premier pas à franchir si vous souhaitez que la relation athlète-entraîneur(e) soit positive.»

Alors que nous entamons 2015, le moment est bien choisi pour réfléchir à votre philosophie d’entraînement et pour vous assurer qu’elle favorise l’atteinte des objectifs de votre programme. De la même façon, assurez-vous que les séances d’entraînement soient axées sur le développement des habiletés techniques, et n’oubliez pas que vous pouvez demander l’avis de vos pairs pour trouver les meilleurs exercices qui soient. Enfin, prenez les mesures qui s’imposent afin que la relation athlète-entraîneur(e) soit positive – c’est la clé pour obtenir des résultats.