| À la fois mère et médaillée Un sujet brûlant, où l’intransigeance devient la norme. Peu importe qu’une femme soit une athlète ou une entraîneure de haut niveau, le consensus semble être qu’elle ne peut envisager poursuivre sa carrière si elle décide d’avoir un enfant. Parmi ce nombre grandissant de jeunes filles et de femmes qui pratiquent un sport de haut niveau, il y en a pourtant qui n’abandonnent pas leurs rêves, et continuent de participer à des compétitions, malgré qu’elles soient en âge de procréer. Bien que le nombre d’entraîneures à ce niveau soit peu élevé (trop peu, à notre avis), très souvent elles doivent faire un choix entre poursuivre leur carrière professionnelle ou avoir un enfant. Dans l’ensemble, les moyens qui permettraient d’accomplir les deux, dans une ambiance sereine et agréable, n’existent tout simplement pas. Par ailleurs, certains exemples de réussite méritent d’être soulignés, car ils peuvent servir de modèles et faire la preuve que lorsqu’on prend les moyens nécessaires, tout est possible. Cependant, si nous acceptons d’emblée que les entraîneures et les athlètes féminines occupent une place essentielle dans notre système sportif, il va de soi que les politiques et les programmes en vigueur doivent faire en sorte qu’elles puissent harmoniser leurs aspirations professionnelles à leur désir profond d’avoir un enfant. Il appartient donc à nos institutions, et plus précisément à Sport Canada et aux organismes nationaux de sport, de reconnaître que les entraîneures et les athlètes féminines constituent un maillon essentiel du système sportif canadien et de faire en sorte que le milieu sportif soit beaucoup plus accueillant et favorable. Le meilleur qui puisse arriver, c’est que tous et toutes en sortiront gagnants. L’article intitulé «À la fois mère et médaillée» raconte l’histoire d’une entraîneure et celle d’une athlète, toutes deux dans un milieu sportif de haut niveau, qui ont réussi à concilier ces deux volets, en grande partie grâce à leur ténacité. Il met l’accent sur les défis à relever et donne des exemples concrets, notamment dans le milieu des affaires, où de plus en plus d’employeurs prennent conscience de cette réalité et adoptent des mesures importantes pour permettre aux femmes de concilier vie professionnelle et famille. Le monde économique évolue en ce sens car il voit bien à quel point les femmes occupent une place essentielle dans l’entreprise privée. Force est de constater que le milieu sportif fait figure de parent pauvre à cet égard. Le Journal canadien des entraîneures incite fortement les dirigeants et dirigeantes sportifs du pays à prendre les mesures nécessaires pour que la situation change – et à agir dans les plus brefs délais. Finalement, il suffit d’avoir la volonté d’agir. — Sheila Robertson Les avis exprimés dans les articles du Journal canadien des entraîneures sont ceux de leurs auteures et ne reflètent aucunement les politiques de l’Association canadienne des entraîneurs.
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JANVIER 2010 À la fois mère et médaillée Pour une version PDF du Journal, cliquez
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Heather Ebbs et Lucie LeBel © 2010 Association canadienne des entraîneurs ISSN 1496-1547 Association canadienne des entraîneurs
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